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Le pulque est une boisson alcoolisée dérivée de « l’arbre aux merveilles » : le maguey – ou agave. Dans ses feuilles épaisses et résistantes, on a pris l’habitude d’écrire les miracles, on en fait également des habits et des chaussures, on en extrait les pics pour en faire des aiguilles à broder, avec son jus, on fait du vinaigre, de l’aguamiel et… du pulque !

El pulque s’appelle à l’origine « ixtac octli », qui signifie « liqueur blanche ». C’est une boisson sacrée dans la culture mexica. Le pulque est le fruit d’une fermentation prolongée – une boisson pas si végétarienne… Son goût est amer et sa texture mousseuse, baveuse donne une sensation d’épaisseur dans la bouche. Bref, on dirait pas mais, C’EST TROP BON !

La légende pré-hispanique dit que deux lapins se cachaient à l’intérieur du maguey et y buvaient son élixir. Mais après avoir bu ce liquide, les lapins restèrent allongés comme morts à côté du maguey. Les indigènes, en rencontrant les lapin pensèrent qu’ils étaient morts et les emmenèrent dans leur maison pour les manger. Pendant qu’ils préparaient la cuisine, les lapins se réveillèrent et s’échappèrent. Les indigènes les poursuivirent jusqu’à les perdre de vue, au moment où les lapins entrèrent dans le champs de magueys. Les lapins étaient retourné boire le jus du maguey – appelé « aguamiel » : les indigènes en conclurent qu’il était bon, commencèrent à le consommer et à en faire de l’alcool.

Ometochtli – en náhualt « deux lapins » – est le dieu du pulque et de l’ivresse. Il est associé au vent et à la fertilité végétale. Pour cela, les aztèques donnaient traditionnellement à boire du pulque aux femmes enceintes.

Ci-dessus, la photo de la statue de Ometochtli prise cet été au Musée du quai Branly à Paris. Voleurs de conservateurs va !

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